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De l'importance de l'édition

Publié : sam. 25 août 2018 16:28
par Archet
Amis musiciens,

Voici deux éditions de l'Apothéose de Lully de François Couperin.

La première de 1725 à Paris, chez l'auteur; proche la Place des Victoires, vis à vis les écuries de l'hôtel de Toulouse, avec privilège du Roy, gravée par Louis-Hector Hue :
http://association.amati.pagesperso-ora ... Hue_p5.jpg

La seconde du vingtième siècle :
http://association.amati.pagesperso-ora ... and_p1.jpg

C'est la preuve, s'il en était besoin, du choix déterminant de l'édition.
Transmettez à vos élèves…

La musique en partage

Jean-François MAILLET

D'autres informations sur le site :
http://association.amati.pagesperso-orange.fr

Re: De l'importance de l'édition

Publié : mar. 18 sept. 2018 16:11
par Alain44
c'est que la clé de Sol 1ère ligne, ça n'aide pas la lecture à vue !! ;) ;)

Re: De l'importance de l'édition

Publié : mer. 19 sept. 2018 14:39
par Archet
Et oui, Alain.

Mais en ignorant les diverses clés de Sol et d'Ut, vous vous privez de toute la musique des bibliothèques - ou autres lieux de conservation - et donc d'un patrimoine non édité immense, mais immense, et qui contient des trésors.

Au-delà, les éditions qui tentent de moderniser le texte, comme dans l'exemple précité, ne font que le dénaturer. Ici, les liaisons, les nuances, les tentatives de traduction des agréments, sans parler de la réalisation de la Basse continue, etc.

Voilà.
La musique en partage.

Jean-François MAILLET

D'autres informations sur le site :
http://association.amati.pagesperso-orange.fr

Re: De l'importance de l'édition

Publié : lun. 8 oct. 2018 18:48
par Baroqueux
Rooh, la clé de sol1, c'est gentillet comme tout...

Re: De l'importance de l'édition

Publié : mar. 9 oct. 2018 00:51
par Alain44
AMHA Une clé n’est qu’une notation.

Elle peut s’apprendre facilement, si on pense qu’on en a l’utilité…
donc qu’on a envie de jouer le répertoire qui l’utilise.

Donc une clé, pour moi, est forcément spécialisée. (instrument, répertoire)

Les clés de Sol2 (mélodique), de Fa4 (piano MG), de UT 3e ligne… se sont peut à peu généralisée …
pour simplifier la lecture…
diminuer le travail intellectuel pendant l’interprétation.

Les anciens ne voulaient pas avoir de lignes supplémentaires, soit, c’était l’habitude.

Au fur et à mesure des siècles, l’effort des lignes supplémentaires s’est fait dans les toutes premières années d’apprentissage.
On a ainsi allégé le travail intellectuel de la pratique intermédiaire (plus concentrée sur l’interprétation),
est-ce un mal ?
Perso, je pense que c’est plustôt un bien…
(ça ne m’empêche pas de lire en clé d’Ut3, qui est bien utilise… pour moi !.
Mais en Sol1 ??? quelle utilité courante pour moi ? je n’utlilise pas de score d’orchestre qui l’utilise)

J’emploie beaucoup « utilise »… oui c’est un « outil », de plus ce n’est qu’un outil de notation…
pas de la musique en fait.


Bien sûr si certaines articulations, liaisons … apparaissent sur une partition et pas sur une autre, c’est un autre problème.


Par contre lire, en exagérant ! , la not ation de Solesmes dans le texte … ou « autres raretés pour mon répertoire »…
bon … pas pour moi.

Il faudrait aussi penser aux musiques non notées, ou très peu notées….
(trad, tsiganes, indiennes, irlandaises… voire médiévales du fond commun trad …)

Mais ce n’est que mon avis.


Mon avis n’est pas du tout pour polémiquer (parfois mon ton peut être compris comme tel, mais ce n’est pas le cas)

C’est juste pour échanger, avec quelques arguments intéressants pour chacun.
(je ne veux pas avoir raison, loin de là …)

Bien musicalement,
Alain

Re: De l'importance de l'édition

Publié : mer. 10 oct. 2018 12:33
par Baroqueux
Alain44 a écrit :
mar. 9 oct. 2018 00:51
Par contre lire, en exagérant ! , la not ation de Solesmes dans le texte … ou « autres raretés pour mon répertoire »…
bon … pas pour moi.
Eh ben perso, j'adore.
Tu vois, à la base, je suis luthiste, donc les tablatures, la basse continue et tout ça, c'est mon pain quotidien...